{:fr}Communiqué: marche des personnels de santé{:}{:en}PRESS RELEASE: health workers support march{:}
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Chers confrères , chères consœurs,
Il nous a été donné de constater que certaines des institutions publiques ont récemment émis une convocation de leur personnel (y compris médical) à effectuer une marche publique de remerciement au Chef de l’Etat, suite aux récents décrets instaurant la gratuité des soins aux personnels de santé et des primes au personnel médical contractuel de la fonction publique.
Cette marche programmée dans la ville de Yaoundé à la date du 21/03/2017 est sensée être effectuée par du personnel vêtu de blouses blanches ‘’propres ‘’, sur la distance entre l’Hôpital Central de Yaoundé et le Ministère de la Santé.
Ayant commis en date 22/04/2016 un Manifeste pour l’amélioration du système de santé camerounais qui a récolté 850 signatures de médecins, nous sommes satisfaits de voir un premier pas fait vers la revalorisation décente et équitable de la situation salariale du personnel de santé.
Toutefois il ne s’agit là que de l’amorce d’un long cheminement devant sortir le personnel médical et paramédical de la précarité, et pour lequel nous confirmons notre engagement. Car force est de reconnaître pour exemple que le salaire moyen du médecin dans les catégories concernées par ces décrets variera entre 155 300 FCFA et 173 300 FCFA, bien en dessous du minimum des 500 000 FCFA suggérés en fin d’analyse pour permettre au médecin de vivre avec un minimum de décence au Cameroun en 2017.
De plus, nous trouvons cette injonction administrativement irrégulière, infantilisante, ostensiblement contraire à toute éthique professionnelle, et totalement dégradante pour l’image des personnels de santé camerounais.
En tant qu’organisation professionnelle soucieuse de l’image de la profession médicale au Cameroun, MedCamer ne saurait cautionner de telles pratiques. Nous invitons par conséquent chaque institution médicale et chaque médecin à ne point perdre de vue son devoir ni porter outrage à l’image du système de santé Camerounais qui serait immanquablement écornée par la participation à cette marche forcée.
Anticipant sur d’éventuelles représailles administratives, nous invitons les responsables d’établissement et autorités administratives à rester fidèles aux engagements démocratiques de notre république, à la liberté d’expression, à la déontologie de la profession médicale, ainsi qu’au droit à la dignité des professionnels de la santé dans l’exercice de leur fonction. Nous espérons pouvoir compter sur l’appui de l’Ordre National des Médecins du Cameroun quant au respect de ces deux dernières caractéristiques qui lui sont chères.
Nous invitons nos adhérents et adhérentes, nos confrères et consœurs, à rester concentrés sur nos engagements professionnels et déontologiques, et à continuer d’exercer avec courage, dignité, professionnalisme, solidarité et compétitivité.
Pour MedCamer
Le Secrétaire General
MASSONGO MASSONGO
{:}{:en}Dear colleagues,
We have seen that some of the public institutions have recently issued a summons to their staff (including medical staff) to carry out a public walk of thanks to the Head of State following the recent decrees introducing free health care Health and bonuses to contractual medical personnel in the public service.
This planned march in the city of Yaoundé on the 21/03/2017 is supposed to be carried out by personnel dressed in clean white blouses, on the distance between the Central Hospital of Yaounde and the Ministry of Health .
Having committed a Manifesto for the improvement of Cameroon’s healthcare system, which received 850 physician signatures on 22/04/2016, we are pleased to see a first step towards a decent and fair revaluation of the wage situation of health.
However, this is only the beginning of a long journey to bring medical and paramedical personnel out of precariousness, and for which we confirm our commitment. For example, it should be recognized that the average salary of the doctor in the categories covered by these decrees will vary between 155 300 FCFA and 173 300 FCFA, well below the minimum of the 500 000 FCFA suggested at the end of the analysis to allow the doctor to To live with a minimum of decency in Cameroon in 2017.